C’est accompagnés de ma soeur, de mon beau-frère et de leurs deux enfants que nous sommes partis visiter le site de Nikko. Cette ville située à 140 km au nord de Tokyo est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco et l’on comprend pourquoi lorsqu’on découvre ses magnifiques temples !
Nous commençons la visite des lieux par le pont Shin-Kyo. La légende raconte que lorsque le prêtre Shodo Shonin voulut traverser la tumultueuse rivière Daiya, le dieu Jinja Daio envoya deux serpents se déployer pour servir de passerelle. Je ne sais pas trop… ça ne me paraît pas très sûr, des serpents… ça glisse, non ? J’ai bien l’impression que le dieu voulait se débarrasser de ce vieux Shodo mais qu’il s’est raté! Enfin j’dis ça, moi…
La visite des temples débute par le Rinnoji. Si à l’origine, le Rinnoji rassemblait plus d’une trentaine de temples éparpillés dans Nikko, on ne visite aujourd’hui pour ainsi dire que le Sanbutsu-do c’est à dire la “salle des Trois Bouddhas” édifié en 810 et dédié à Amida. Senju Kannon et Bato Kannon, deux versions de la déesse de la Miséricorde (l’une à 1000 bras, l’autre avec une tête de cheval dorée sur le front) entourent Amida (la statue mesure 8 mètres!). J’aurai évidemment bien aimé vous montrer les statues mais les photos étaient interdites… Il ne vous reste plus qu’à venir jusqu’ici mais je vous assure que cela vaut le déplacement !
La ballade se poursuit par le sanctuaire Toshogu. Comment vous dire ? Nous en avons pris plein les mirettes ! Un ensemble immense de bâtiments tous plus beaux les uns que les autres au milieu de la forêt… fabuleux ! La construction de l’édifice dura des décennies et nécessita la participation de 15000 hommes. A l’entrée se dresse une pagode à cinq étages aux couleurs toujours éclatantes.
Passé la porte Omoto on arrive dans la première cour où se trouve (entres autres) l’écurie sacrée. Elle abrite un cheval blanc offert par la Nouvelle-Zélande qui représente le cheval du shogun. Au-dessus de la porte est inscrite la trinité simiesque qui signifie : “Je ne vois pas le mal, je ne dis pas le mal, je n’entends pas le mal, ainsi le mal m’épargnera”. Pour ma part j’espère que le mal m’épargnera même si je l’ai déjà vu et entendu! Bien sûr je ne l’ai jamais dit !!
Bref, continuons et entrons dans le Yakushi dont le plafond est orné d’un dragon gémissant. Un prêtre est là et frappe deux morceaux de bois pour nous faire découvrir l’écho qui sévit en cet endroit. C’est vrai que c’est étrange…
Nous passons ensuite le Yomei-mon “portail de la Lumière du soleil”. Ce monument est sculpté de 500 animaux mythiques et porté par douze colonnes blanches en bois précieux. Parmi les motifs (animaux, fleurs…), certains sont à l’envers afin d’éviter la perfection et d’apaiser les dieux qui pourraient se vexer.
Après avoir admiré les bâtiments de cette cour, nous franchissons la Kara-mon qui est un portail chinois datant de 1617 donnant accès au Hon-den.
La visite du Toshogu terminée, nous partons pour le sanctuaire Futarasan dédié aux dieux des monts Nantai, Nyotai et Taro qui symbolisent l’homme, la femme et l’enfant. Une vieille lanterne en bronze a été surnommée “lanterne du spectre” car à la nuit tombée elle prend une forme inquiétante paraît-il… Non, non, je n’ai pas attendu la nuit pour avoir la confirmation. Nous sommes sur un lieu sacré et l’on ne plaisante pas avec cela ! De toute façon, je veux bien croire que la nuit, au milieu de la forêt, dans ces bâtiments silencieux, immenses et déserts, l’atmosphère devient inquiétante…
Nous quittons cet endroit pour achever notre tournée par le mausolée Taiyuin. Ce dernier fût bâti par le troisième shogun Tokugawa lemitsu en l’honneur de son grand-père (et oui autrefois on faisait les choses en grand pour ses aïeux!). Comme le petit-fils voulait avoir sa tombe dans l’axe de celle de son grand-père, il a fait construire le sanctuaire face au nord et non face au sud comme le veut la tradition. Toujours est-il que ce mausolée construit au beau milieu d’une forêt de cèdres du Japon dont deux gardiens Ha (symbole de commencement ou de naissance) et Um (symbole de fin ou de mort) surveillent l’entrée est splendide.
Le premier portail Niten-mon est suivi d’une volée de marches bordées de lanternes de pierre offertes par des daimyo (plus puissants gouverneurs féodaux au Japon, entre le XIIe et le XIXe siècle). On passe ensuite le Yasha-mon puis le Kara-mon avant d’arriver au Koka-mon, tombe de letmitsu.
La journée se termine et c’est sous la pluie que nous nous rendons à notre hôtel. Après toutes ces visites, je joue tranquillement avec Jeanne (ma nièce de 2 ans et demi) lorsqu’un homme (un français) qui “adore les enfants” mais qui bien sûr n’en a pas, dit que Jeanne fait trop de bruit et que je dois la brimer. Si si ce sont ses mots, la brimer ! Comme quoi même dans des lieux qui respirent la sérénité et l’amour, Brassens a encore raison, “le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con!”.


Pourquoi quand on est à l’étranger plongé dans un dépaysement apaisant ya toujours un européen ou un amerlok qui viens nous em…bêter mer…credi alors ! Imaginez, nous c tous les jours qu’on subit le phrasé très intellectuel des cons en France…
Ça va vous faire drôle quand vous allez revenir.
Par julien le 2009/05/01
à 11:49
J’adore la chute!
Bises
cat
Par Cat le 2009/05/05
à 7:40