Me voilà de retour avec dans mon escarcelle trois nouvelles aventures culinaires à vous offrir. Soyez concentrés car les trois recettes qui vont suivre sont toutes délicieuses !
J’ouvre les festivités avec des tataki-kyuri c’est à dire des concombres concassés. Après avoir lavé votre concombre et l’avoir frotté avec du gros sel (pour enlever l’amertume de la peau et les petits grains à la surface), écrasez-le avec un rouleau et coupez-le en trois dans sa longueur. Ecartez un peu l’intérieur pour que le concombre s’imprègne bien du jus dans lequel il va tremper. Pour faire le jus, il faut mélanger de la soupe de soba (ou mentsuyu) avec de l’huile de sésame et du gingembre râpé. Les proportions sont à votre discrétion. Une fois ces deux étapes réalisées, vous n’avez plus qu’à laisser macérer le concombre dans le jus pendant une heure au réfrigérateur. Vous avez là une entrée ultra simple et rapide qui ravira même les réticents au gingembre (groupe de personnes auquel j’appartiens bien souvent), c’est pas beau ça ?
La recette qui suit est certainement plus délicate à réaliser en France mais je ne pouvais pas ne pas en parler tant nous nous sommes régalés avec. Des feuilles de tofu à la saveur de miso, rien que le nom, on en a l’eau à la bouche ! Ce plat consiste en des tranches de tofu frit tartinées d’une pâte tout à fait exquise. La garniture se prépare comme suit : une cuillère à soupe de miso, une cuillère à soupe de mirin, du gingembre, de la ciboulette et une feuille de shiso hachés et une demi-cuillère à café de yuzu-kosho (pâte de poivron vert et de citron vert). Une fois la pâte prête, on l’étale à l’intérieur du tofu (ça fait comme un sandwich en triangle) et on poêle le tout pour que cela croustille ! Lorsque les feuilles de tofu sont bien dorées, il ne reste plus qu’à les déguster. Ici nous les avons servies avec du navet (daïcon) râpé arrosé de mentsuyu, pas mal du tout mais attention, le navet que l’on trouve au Japon n’a rien à voir avec celui que l’on consomme en France !
Le dessert enfin s’appelle “shiratama dango” et est comme souvent, à base de mochi et d’anko (non je ne rappellerai pas ce que sont ces ingrédients, il faut suivre). Il faut donc mélanger la pâte de mochi avec de l’eau jusqu’à obtenir une texture proche de la pâte à modeler. D’un autre côté on fait des boulettes avec le anko et on les enveloppe dans les boules de pâtes. C’est comme les poupées gigognes mais avec des sphères comestibles donc c’est encore mieux ! Bref, lorsque l’on a fait ses billes, on les place dans l’eau bouillante jusqu’à ce qu’elles remontent toutes seules comme par magie à la surface puis on les installe confortablement (ou pas) au réfrigérateur. Au moment fatidique, on sert ces billes plongées dans du jus de yuzu, un citron japonais, et comme bien souvent on se régale !


wow, vos articles gastronomiques sont extraordinaires. j’en ai l’eau a la bouche !!!
ou est-ce que vous trouvez du jus de yuzu ? au maruman ?
Par Céline le 2010/09/23
à 12:13
merci miss mais “extraordinaires” c’est un peu exagéré non ? Toujours est-il que oui au maru tu trouves le yuzu, souvent il y a la photo du citron sur l’étiquette et de toute façon c’est toujours écrit yuzu en hiragana. Dans “notre” maru c’est rangé vers le mirin et le saké pour cuisine. Bonne dégustation !
Par mathbland le 2010/09/24
à 8:18